26.09.2017, 00:01  

Des réfugiés au service de la communauté

Abonnés
chargement
Tous deux Afghans, Ali et Ahmed Shah manient la débroussailleuse  sur les hauts de Gryon.

 26.09.2017, 00:01   Des réfugiés au service de la communauté

Sur les hauts de Gryon, encadrés par un responsable des travaux publics, deux hommes s’activent à l’aide de débroussailleuses. Ahmed Shah et Ali sont tous deux Afghans et ne parlent pour l’heure que quelques mots de français. «Nous préférons être ici plutôt qu’à tourner en rond au foyer», parviennent-ils cependant à exprimer très clairement.

Tous deux font partie du...

Sur les hauts de Gryon, encadrés par un responsable des travaux publics, deux hommes s’activent à l’aide de débroussailleuses. Ahmed Shah et Ali sont tous deux Afghans et ne parlent pour l’heure que quelques mots de français. «Nous préférons être ici plutôt qu’à tourner en rond au foyer», parviennent-ils cependant à exprimer très clairement.

Tous deux font partie du programme de travaux d’utilité publique (TUP) mis en place par l’Etablissement vaudois d’accueil des migrants (EVAM) en partenariat avec les autorités communales, qui se termine à la fin du mois. Depuis le 15 mai, ils se sont vu confier des tâches en lien avec l’entretien de la piste VTT, des sentiers pédestres et des espaces verts. «Ils sont sur le terrain quatre matinées par semaine», détaille Christine Blatti Villalon, responsable de secteur EVAM. «L’après-midi, ils suivent des cours de français à Arveyes et à Bex.»

Tout comme 80 autres personnes, Ahmed Shah et Ali habitent au foyer d’accueil et de socialisation de Gryon. «Il a ouvert ses portes à fin décembre 2015, suite à l’afflux massif de réfugiés», poursuit Christine Blatti Villalon. «Vu qu’il accueille beaucoup d’enfants et que le Gryon Parc n’est pas loin et libre d’accès, un poste de médiateur a tout d’abord été créé pour faire le lien. Ensuite est venue l’idée des TUP. Le but est de faciliter l’intégration par le travail.» Et de préciser que les deux hommes ne prennent pas la place de chômeurs potentiels. «L’encadrement par quelqu’un de la commune est nécessaire. Tout cela donne un rythme, une qualité de vie.»

Aussi en Valais

Si ce principe existe ailleurs dans le canton de Vaud – notamment sur la Côte ou la Riviera –, on le retrouve aussi en Valais, notamment à Vouvry. «L’idée est aussi de donner à la population une image positive des requérants, de montrer qu’ils sont actifs», note Claude Thomas, responsable du centre de formation Les Barges.

Ce programme sera-t-il reconduit à Gryon? «C’est une discussion que nous devons encore avoir avec les autorités», répond Christine Blatti Villalon. «Des ajustements semblent nécessaires après cette première expérience, ce qui est tout à fait normal. De notre côté, ce ne sont pas les volontaires motivés qui manquent.» nm


Vous avez lu gratuitement
une partie de l'article.

Pour lire la suite :

Profitez de notre offre numérique dès Fr 2.- le 1er mois
et bénéficiez d'un accès complet à tous nos contenus

Je profite de l'offre !
Top