26.09.2017, 00:01  

Coup de pouce bienvenu

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Caroline Couper et Layla Wittwen louent  un local à la rue Centrale à Bex pour entreposer les marchandises et préparer les sacs.

 26.09.2017, 00:01   Coup de pouce bienvenu

Par lise-marie terrettaz

L’association L’Orange bleue apporte une aide ponctuelle aux personnes seules et aux familles qui traversent une mauvaise passe.

Dans le petit local de la rue Centrale de Bex, les paquets de riz et de farine, les fruits en boîte ou les produits de lessive sont soigneusement alignés sur les étagères. «Depuis que nous avons quitté Saint-Triphon pour nous installer ici cet été, nous avons beaucoup plus d’espace pour ranger les marchandises», se réjouissent Layla Wittwen et Caroline...

Dans le petit local de la rue Centrale de Bex, les paquets de riz et de farine, les fruits en boîte ou les produits de lessive sont soigneusement alignés sur les étagères. «Depuis que nous avons quitté Saint-Triphon pour nous installer ici cet été, nous avons beaucoup plus d’espace pour ranger les marchandises», se réjouissent Layla Wittwen et Caroline Couper. Ces deux femmes chapeautent l’Orange bleue, une association active sur la Riviera, le Chablais et le Valais. «Au départ, c’était un groupe Facebook contre le gaspillage alimentaire. Quand nous avons dépassé les 1600 membres, il a fallu passer la vitesse supérieure et créer cette structure», explique la première.

Quatre fois par an

Celle-ci se propose de donner un coup de pouce à des familles ou des personnes seules qui traversent une mauvaise passe. «Il peut s’agir de gens au bénéfice de l’aide sociale ou d’individus qui travaillent mais qui connaissent un mois compliqué, par exemple à cause d’une facture imprévue», note Caroline Couper. «Certains se trouvent dans une détresse profonde, qui nous renvoie aux nôtres», ajoute sa partenaire qui, en tant que mère célibataire, a aussi connu des heures difficiles. L’association leur fournit des denrées et des produits de première nécessité, au maximum quatre fois par an et par foyer. «Notre action s’inscrit en complément de celle des institutions existantes. Nous fonctionnons à la confiance mais nous ne voulons pas d’abus.»

Active dans le même créneau que les Colis et Cartons du cœur, l’Orange bleue ne se pose pas en concurrente. «Il y a largement assez à faire pour tout le monde», estiment les deux femmes. A pied d’œuvre de l’autre côté du Rhô- ne, la responsable des Colis du cœur du district de Monthey leur fait écho. «Dans ce domaine, toutes les initiatives sont les bienvenues», relève Ginette Fessard, évoquant les statistiques qu’elle tient depuis une vingtaine d’années (voir encadré). «Je suis prête à leur donner des renseignements, un fil rouge si cela peut leur faciliter la tâche. Il est important d’être aidé car il faut parfois s’accrocher. Une dizaine d’années sont nécessaires pour se faire connaître, et reconnaître.»

Appel à la générosité

Sans soutien des collectivités publiques, Caroline Couper et Layla Wittwen comptent sur l’appui de bénévoles et la générosité des particuliers qui leur donnent des marchandises ou font des dons. Pour payer le loyer et les charges, les frais de véhicule et les achats de victuailles fraîches, elles organisent une fois par mois des ventes de pâtisseries dans des centres commerciaux, ainsi que des ateliers (décorations de cupcakes ou de Noël, bracelets brésiliens…) ouverts à tous dans leur local.

Pour marquer la première année d’activité de l’association, elles organisent un loto le 7 octobre à la salle communale de Martigny, pour les enfants l’après-midi et pour les adultes le soir. «Tous les coups de main sont les bienvenus.» Elles participeront au marché de Noël de Bex le 2 décembre.

Infos au 079 485 79 76 ou www.facebook.com/associationorangebleue

des demandes qui ne faiblissent pas

Depuis 23 ans, les Colis du cœur du district de Monthey ont effectué 6887 livraisons. «Nous avons aidé 1714 familles, soit 2518 adultes et 2047 enfants. Sans compter les dons en marchandises, ça représente 870 000 francs», relève Ginette Fessard. La demande est bien là et ne faiblit pas. «A l’origine, notre action s’adressait aux chômeurs. Se sont ensuite ajoutés les fins de droits, dont personne ne parle car ils n’apparaissent dans aucune statistique du marché de l’emploi. Puis nous avons été sollicités aussi par des familles monoparentales.» Depuis deux ou trois ans, des représentants du troisième âge apparaissent parmi les bénéficiaires. «Un dentier à changer, une paire de lunettes à refaire… peuvent vite s’avérer problématiques pour ces personnes, qui n’ont plus de réserve alors qu’elles ont travaillé toute leur vie. Ça me fait mal au cœur pour elles.» lmt


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