06.02.2013, 00:01  

Un programme identitaire

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"L'UDC est le seul parti, en Suisse, qui ose poser la question identitaire" , déclare Oskar Freysinger au début du programme de l'UDC valaisanne présenté hier à la presse à Uvrier.

L'origine étrangère des problèmes

Une bonne partie des problèmes du Valais et du pays trouvent leur explication à l'étranger aux yeux des démocrates du centre. "Pour sauvegarder les emplois et les conditions de travail des travailleurs indigènes, le contrôle sur les entreprises étrangères doit être fortement renforcé" , déclare le vice-président du parti Alexandre Cipolla. "Si l'emprise de terrains constructibles perdure, ce n'est pas en raison d'erreurs de planification des cantons, mais bien à cause des besoins de place d'une population en forte croissance due en grande partie à une immigration non contrôlée" , note le député Charles Clerc. "L'insécurité, c'est avant tout un produit d'immigration" , lance pour sa part le chef du groupe Jean-Luc Addor, qui ajoute que "pour l'UDC, la principale menace, c'est ce cocktail explosif d'un mélange particulièrement instable: celui d'une immigration mal contrôlée et d'accords internationaux tels que Schengen et une libre circulation qui est aussi celle des criminels ". Le président des jeunes UDC, Ilan Garcia, évoque le problème de la drogue: "Le laxisme en la matière doit être combattu et des moyens efficaces doivent être mis en place comme un renvoi immédiat des dealers étrangers."

Explications et nuances

N'est-ce pas un peu réducteur de tout réduire à des causes extérieures? Faudrait-il vivre en vase clos? "Pas en vase clos, mais en situation de contrôle" , commente le député Albert Pitteloud. "L'immigration a des répercussions sur plusieurs dossiers", poursuit Jean-Luc Addor,

"Evidemment, les problèmes évoqués n'ont pas une cause unique. Les problèmes de logement ne sont pas causés que par des étrangers, des Suisses aussi sont demandeurs d'appartements, de villas, mais l'augmentation de la population est la cause principale de la demande et cette croissance démographique n'est pas due à la natalité, au contraire, mais à l'arrivée d'étrangers... Même la criminalité n'a pas une cause unique, il y a aussi des criminels suisses, évidemment. Nous demandons qu'il y ait plus de contrôles de l'immigration."

La marge de manoeuvre cantonale

La gestion de l'immigration étant un domaine de compétence nationale, que peuvent faire les députés et les conseillers d'Etat valaisans? Pour répondre à cette question, Jean-Luc Addor évoque l'exemple de la famille Cvetkovic. " Il n'y avait aucune raison d'accorder le permis à cette famille, même si elle est sympathique, car il y a des règles et elles sont claires. C'est Esther Waeber-Kalbermatten qui, sous la pression politique et médiatique, a donné un préavis favorable. Elle n'aurait pas dû le faire." Il prend un autre exemple: "A l'époque où Françoise Gianadda était cheffe du Service des étrangers, des requérants d'asile demandaient d'être attribués au canton de Vaud plutôt qu'en Valais, pour bénéficier d'une politique plus laxiste. La marge de manoeuvre cantonale existe."

JEAN-YVES GABBUD


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