13.11.2017, 09:36  

Turbulences dans le ciel d'Air-Glaciers

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Les activités d'Air-Glaciers sur une de ses places sont menacées par l'apparition d'un concurrent local.

 13.11.2017, 09:36   Turbulences dans le ciel d'Air-Glaciers

Transports aériens - Licencié, un ancien chef de place d'Air-Glaciers lance sa propre société et concurrence son ex-employeur. L'histoire prend un tournant politique.

Air-Glaciers se retrouve en concurrence avec l’un de ses anciens chefs de place en terres bernoises. L’histoire prend même une tournure politique.

Une nouvelle concurrente

Le pilote à l’origine de cette histoire s’appelle Christian von Allmen. Il a travaillé pendant plusieurs années comme chef de place à Lauterbrunnen pour Air-Glaciers, une des sept places que la compagnie valaisanne exploite.

Au fil du temps, les relations entre l’entreprise et son employé se sont dégradées et l’homme a été licencié. A ce moment-là, au lieu de baisser les pales, le Bernois crée, en deux mois, une nouvelle compagnie, Beo Helicopter. Cette dernière travaille avec un hélicoptère, contre une moyenne de trois dans la région pour Air-Glaciers.

Un pan politique

L’affaire prend une tournure politique, puisque la commune de Lauterbrunnen veut attribuer des contingents de vols à la nouvelle entreprise, la seule qui a son siège dans la région, dont le directeur est membre du Conseil communal.

«Il est de là-bas, il veut exploiter la base de Lauterbrunnen», commente Bruno Bagnoud, l’inamovible directeur d’Air-Glaciers, avec une certaine philosophie. L’octogénaire valaisan précise par contre que sa compagnie exploite cette base du pied du Mönch depuis cinquante ans: «Elle nous appartient et nous sommes les seuls autorisés par l’Office fédéral de l’aviation civile à l’utiliser.»

Selon nos confrères du «Blick», la population locale a protesté contre cette situation en déposant une pétition en faveur d’Air-Glaciers.

Si elle perd une partie de ses activités à Lauterbrunnen, Air-Glaciers pourrait voir la baisse de la rentabilité de sa place remettre en question sa présence dans cette région bernoise.


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