27.06.2017, 17:30  

Quand la technologie vient en aide aux propriétaires de bétail. A Zinal, un drone joue les chiens de berger.

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A Zinal, Stéphane Genoud n'est pas un propriétaire de bétail comme les autres. Il surveille son bétail avec un drone.

 27.06.2017, 17:30   Quand la technologie vient en aide aux propriétaires de bétail. A Zinal, un drone joue les chiens de berger.

insolite - Facile à utiliser, les drones accomplissent des tâches toujours plus larges, souvent innovantes, parfois surprenantes. A Zinal, un propriétaire de bétail utilise un drone pour contrôler ses bêtes. Rencontre.

Les nouvelles technologies, c'est pratique. À bien des égards, elles nous facilitent la vie. Comme par exemple ne pas taper dans un mur en marche-arrière, voir facilement ses petits-enfants qui habitent à Hawaii ou choisir le bon itinéraire afin d'éviter des heures de bouchon. Les exemples sont multiples. 

Au fond du Val d'Anniviers, Stéphane genoud a trouvé une nouvelle fonction pour son drone, celle de chien de berger. Grâce à son engin volant, il gagne un...

Les nouvelles technologies, c'est pratique. À bien des égards, elles nous facilitent la vie. Comme par exemple ne pas taper dans un mur en marche-arrière, voir facilement ses petits-enfants qui habitent à Hawaii ou choisir le bon itinéraire afin d'éviter des heures de bouchon. Les exemples sont multiples. 

Au fond du Val d'Anniviers, Stéphane genoud a trouvé une nouvelle fonction pour son drone, celle de chien de berger. Grâce à son engin volant, il gagne un temps précieux dans le contrôle de ses vaches. Une idée qui pourrait faciliter le quotidien de nombreux propriétaires de bétail. 

Stéphane Genoud n'est pas un propriétaire de bétail comme les autres. Passionné de "machines qui volent", il possède une trentaine de vaches depuis l'âge de 20 ans et enseigne à l’Institut Entrepreneuriat & Management de la HES-SO Valais. Il s'est rapidement rendu compte des avantages qu'un drone pouvait lui apporter dans l'organisation de ses journées. Ici, il prépare son drone en vue d'aller vérifier que son bétail se porte bien.

 

Sur les hauteurs de Zinal, les génisses ne sont jamais très loin de leur propriétaire, une condition sine qua none pour l'utilisation d'un drone. En effet, il faut pouvoir garder l'engin en visuel. Premier objectif du drone, aller vérifier que le parc n'ait pas été endommagé et que les portes au passage des routes soient bien fermées.

 

Le drone va ensuite vérifier que le bétail se porte bien. "Si une vache boite, je peux facilement me rendre compte de l'évolution de son état. Les plus craintives s'enfuient à l'approche du drone, mais les autres ne font pas attention" explique l'anniviard. 

 

Il y a plusieurs abreuvoirs sur l'alpage. Grâce au drone, Stephane Genoud peut aller controler le niveau d'eau de chacun des sites sans avoir à se déplacer. En quelques minutes le travail est terminé. "Avant d'avoir ce drone, il me fallait une petite demi-heure pour réaliser le même travail".

 

Parfois, le drone remplit des missions plus insolites encore. « L’autre jour, un mouton s’est fait mordre par une vipère dans l’alpage d’en face, j’ai tout de suite envoyé le drone avec une seringue et le sérum. Ça m’a pris 5 minutes. En voiture, il aurait fallu une heure ».

 

Après avoir utilisé son drone pour des missions de controle ou de tranport de marchandises légères, Stéphane Genoud lui a imaginé une fonction supplémentaire: celle de rabattre les vaches qui s'éloignent trop du troupeau. Avec une protection autour des pales de l'engin, il peut tamponner le flanc des bêtes afin de les ramener dans le droit chemin.

Mais les inventions technologiques ne datent pas d’hier. Il y a un demi-siècle, l’arrivée des tracteurs promettait aux agriculteurs des jours heureux et moins d’efforts. Aujourd’hui, ils tirent la langue. Alors ces nouvelles technologies pourront-elles réellement aider les agriculteurs ? Stéphane Genoud n’en doute pas une seconde. « J’ai vu l’évolution des machines et aujourd’hui en montagne, il n’y aurait simplement plus d’agriculture si la technologie n’avait pas été là. Le plus important, c’est de garder le contact avec la terre et des produits de qualité. Avec ou sans drones, mes vaches sont tout aussi heureuses ».


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