27.07.2016, 00:01  

Plus de cent millions injectés dans le ski

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Plus de cent millions injectés dans le ski

 27.07.2016, 00:01   Plus de cent millions injectés dans le ski

Par julien wicky

REMONTÉES - Malgré une saison d’hiver et une conjoncture difficiles, plusieurs chantiers d’envergure sont lancés dans les stations cet été.

Les remontées mécaniques valaisannes se donnent les moyens d’investir. Malgré un hiver difficile, on peut citer au moins cinq chantiers d’envergure dans les grandes stations valaisannes pour des installations qui seront en service cet hiver déjà. Sur les 4Vallées d’abord, où 14 millions sont injectés pour le remplacement de la télécabine de la piste de l’Ours. «Un investissement légèrement...

Les remontées mécaniques valaisannes se donnent les moyens d’investir. Malgré un hiver difficile, on peut citer au moins cinq chantiers d’envergure dans les grandes stations valaisannes pour des installations qui seront en service cet hiver déjà. Sur les 4Vallées d’abord, où 14 millions sont injectés pour le remplacement de la télécabine de la piste de l’Ours. «Un investissement légèrement plus élevé que les 12 millions prévus en raison des aménagements pour s’adapter à une future liaison avec la plaine», explique Jean-Marie Fournier, administrateur délégué de Téléveysonnaz. Les travaux de démontage se sont terminés mi-juillet et l’ancienne installation fera place à une télécabine de dix places assises reliant le sommet des pistes en six minutes.

D’autres liaisons importantes en attente

A Verbier, un télésiège six places débrayable remplacera cet hiver l’actuel «Chaux 2» pour un montant de 7 millions. Mais le projet d’envergure dans la station bagnarde reste la liaison entre Verbier et Savoleyres, bloquée par une opposition et une décision du Tribunal fédéral. Et le temps presse pour Téléverbier puisque la concession de l’actuelle télécabine de Savoleyres arrive à échéance en 2018. «Ce n’est pas un dossier mort, c’est un dossier à compléter», précise Eric Balet, directeur général de Téléverbier.

A Crans-Montana, l’axe Montana Cry-d’Er sera complètement remis à neuf avec une télécabine à 10 places debout pour le tronçon inférieur jusqu’à l’Arnouva et un télésiège six places débrayable pour la partie supérieure jusqu’à Cry d’Er. «Un chantier à 20 millions de francs», précise Arthur Clivaz, directeur de la société. Cette construction est censée revaloriser deux pistes entre Cry d’Er et Arnouva aujourd’hui trop peu fréquentées, dont celle du Mont-Lachaux. De l’autre côté du domaine, la télécabine d’Aminona démantelée en 2014, devrait être renouvelée pour fin 2017 pour un investissement estimé à 13 millions de francs.

Un projet record du côté de Zermatt

Le Haut-Valais n’est pas en reste avec l’investissement de 20 millions pour remplacer la télécabine de Spielbolden à Saas-Fee. Là encore, il s’agit d’une installation de dix places qui divise le temps de parcours par deux. Zermatt suit la même ligne avec l’ouverture d’un nouveau télésiège six places entre Gant et Blauherd cette saison, sur le secteur du Rothorn pour un montant total de 8,2 millions, indique Martin Niederberger, responsable communication des remontées mécaniques.

Mais le gros chantier en cours du côté de la station haut-valaisanne est la construction d’une télécabine de type 3S entre le Trockener Steg et le sommet du Petit Cervin à 3883 mètres d’altitude. De quoi en faire le modèle le plus haut du monde. Vingt-cinq cabines de 28 places chacune permettront d’atteindre un débit de 2000 personnes à l’heure et de rapprocher davantage Zermatt de l’Italie. La construction a débuté cet été et durera encore deux ans pour ouvrir en 2018-2019. Un chantier au coût pharaonique de 52 millions de francs. julien wicky

«Une excellente nouvelle»

Président des remontées mécaniques valaisannes, Arthur Clivaz se réjouit de ces nombreux investissements. «C’est la preuve que les stations font au mieux pour maintenir des infrastructures au top et rester compétitives dans un contexte économique pourtant délicat.» Reste que les montages financiers sont souvent difficiles à ficeler. «Ce serait évidemment plus facile d’investir de manière autofinancée mais la situation ne le permet pas, ce qui justifie notre demande de soutien avec la future loi sur les remontées mécaniques», poursuit le président. Une loi qui devrait précisément être traitée à l’automne par le Grand Conseil et qui vise à encourager les sociétés aux ressources déjà importantes. «Cette part de 20% d’aide qu’on réclame permettrait justement de boucler des financements et de débloquer d’autres projets», indique-t-il. Enfin, le fait que cette année les investissements sont concentrés dans les grosses stations n’est pas significatif d’un écart qui se creuse mais résulte d’un hasard de calendrier. «Ces dernières années, les petites stations ont massivement investi, à l’image de Nax, La Fouly ou encore Chandolin-Saint-Luc.» jw


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