19.06.2017, 00:01  

«Le service civil pourrait induire un manque de 10 000 hommes»

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«Le service civil pourrait induire un manque de  10 000 hommes»

armée Philippe Rebord est le chef de l’armée depuis septembre dernier. Pour sa première grande interview, le Valaisan revient sur sa conception de l’instruction et sur les moyens qu’il espère pouvoir donner à ses troupes.

Les deux rapports officiels sur les avions de combat viennent d’être présentés. Quel est votre scénario favori parmi les quatre variantes combinant avions et défense sol-air (DSA)?

Mon scénario favori reste celui qui permet au système global de l’armée de continuer à fonctionner. Les forces aériennes représentent environ 2/3 du budget total, et mon but est d’en...

Les deux rapports officiels sur les avions de combat viennent d’être présentés. Quel est votre scénario favori parmi les quatre variantes combinant avions et défense sol-air (DSA)?

Mon scénario favori reste celui qui permet au système global de l’armée de continuer à fonctionner. Les forces aériennes représentent environ 2/3 du budget total, et mon but est d’en rester à cette proportion, sinon je n’ai plus rien pour le reste.

Cela ne ferme-t-il pas, d’entrée, la porte au scénario maximal avec 70avions, coûtant entre 15 et 18 milliards?

Ce n’est pas à moi de me prononcer, mais à la politique. Tout dépendra de l’enveloppe financière à disposition.

Mais en tant que militaire, n’avez-vous pas une option favorite?

Je n’aimerais pas polluer le débat politique. Mais si vous me demandez de choisir personnellement, ici et maintenant, je privilégierai l’option misant sur 40 avions (ndlr: pour un budget de 9 milliards de francs) plutôt que celle tablant sur 30 avions (ndlr: 8 à 8,5 milliards). Toutefois, je tiens à le rappeler, c’est la politique qui décidera et non le chef de l’armée.

Le Gripen a été refusé en votation par le peuple. Etes-vous tout de même partisan d’un nouveau vote populaire sur le prochain avion?

Nous nous trouvons de nouveau face à une décision politique, ce n’est à moi de prendre position.

Le projet de défense sol-air DSA 2020 a été suspendu et il a passablement fait parler de lui. Pensez-vous recommencer l’évaluation à zéro ou garder les trois systèmes sélectionnés, dont certains étaient fortement critiqués?

La technologie a évolué ces dernières années, dans ce domaine-ci aussi. Je pense que l’évaluation devra reprendre au début. Mais il n’y aura pas 20 systèmes en compétition évidemment.

L’armée envisage beaucoup d’investissements. Lebudget actuel de 5milliards par année suffira-t-il?

Non, il faudrait obtenir un taux de croissance annuel du budget militaire. Des scénarios existent, ils oscillent entre 0,8% et 2,4% de hausse par an. Sur une durée de dix ans, cela porte l’enveloppe à quelque 6 milliards.

«Personnellement, je privilégierais l’option misant sur 40 avions»

Les deux rapports officiels sur les avions de combat viennent d’être présentés. Quel est votre scénario favori parmi les quatre variantes combinant avions et défense sol-air (DSA)?

Mon scénario favori reste celui qui permet au système global de l’armée de continuer à fonctionner. Les forces aériennes représentent environ 2/3 du budget total, et mon but est d’en rester à cette proportion, sinon je n’ai plus rien pour le reste.

Cela ne ferme-t-il pas, d’entrée, la porte au scénario maximal avec 70avions, coûtant entre 15 et 18 milliards?

Ce n’est pas à moi de me prononcer, mais à la politique. Tout dépendra de l’enveloppe financière à disposition.

Mais en tant que militaire, n’avez-vous pas une option favorite?

Je n’aimerais pas polluer le débat politique. Mais si vous me demandez de choisir personnellement, ici et maintenant, je privilégierai l’option misant sur 40 avions (ndlr: pour un budget de 9 milliards de francs) plutôt que celle tablant sur 30 avions (ndlr: 8 à 8,5 milliards). Toutefois, je tiens à le rappeler, c’est la politique qui décidera et non le chef de l’armée.

Le Gripen a été refusé en votation par le peuple. Etes-vous tout de même partisan d’un nouveau vote populaire sur le prochain avion?

Nous nous trouvons de nouveau face à une décision politique, ce n’est à moi de prendre position.

Le projet de défense sol-air DSA 2020 a été suspendu et il a passablement fait parler de lui. Pensez-vous recommencer l’évaluation à zéro ou garder les trois systèmes sélectionnés, dont certains étaient fortement critiqués?

La technologie a évolué ces dernières années, dans ce domaine-ci aussi. Je pense que l’évaluation devra reprendre au début. Mais il n’y aura pas 20 systèmes en compétition évidemment.

L’armée envisage beaucoup d’investissements. Lebudget actuel de 5milliards par année suffira-t-il?

Non, il faudrait obtenir un taux de croissance annuel du budget militaire. Des scénarios existent, ils oscillent entre 0,8% et 2,4% de hausse par an. Sur une durée de dix ans, cela porte l’enveloppe à quelque 6 milliards.


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