17.07.2017, 16:30  

L'interview musicale de François-Xavier Amherdt

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François-Xavier Amherdt, directeur de l'octuor vocal de Sion.

C'est l'été - Cet été, "Le Nouvelliste" donne la parole à des personnalités romandes qui nous livrent leurs coups de coeur musicaux.

Plutôt Paléo, Montreux ou Verbier? 
Verbier, car je suis issu de l’univers plutôt classique, par mon enseignement de la guitare au Conservatoire de Sion, la Schola des petits chanteurs de Notre-Dame de Valère, Novantiqua et l’Octuor Vocal de Sion. Mais une virée à Montreux ou au Paléo me réjouirait et m’ouvrirait des horizons inédits.

Au premier rang ou accoudé au bar?
Cela dépend des concerts: au premier rang pour voir la technique du guitariste ou entendre la cohésion d’un petit ensemble vocal; au milieu de la cathédrale pour les Vêpres de Monteverdi ou une Passion de Bach.

Le concert de votre vie?
Celui donné par l’Octuor Vocal de Sion aux Rencontres chorales internationales de Montreux, qui nous a permis, à notre grande stupéfaction, de remporter trois prix sur quatre, dont celui du Jury.

Celui que vous avez raté?
Celui du plus grand joueur de flamenco de l’histoire, de mon point de vue, Paco de Lucia, au Royal Albert Hall à Londres.

La chanson ou le morceau qui vous met en transe?
Rien ne me «met en transe». Je dirais plutôt en contemplation profonde. Je retiendrais le «Spem in alium» («Je mets mon espoir dans le tout-Autre»), un motet à 42 voix de Tallis, qui peut s’exécuter avec les chanteurs assumant chacun(e) une voix et entourant l’assemblée.

Celle de votre enfance?
Le duo de guitares classiques Ida Presti – Alexandre Lagoya, couple en amour et en musique, interprétant les danses espagnoles de Manuel de Fella et Granados. J’avais tous leurs 33 tours.

L’artiste ultime?
Le sextuor anglais de voix d’hommes The King’s Singers, qui aborde tous les styles, y compris les fantaisies et les variétés: ils arrivent sur scène, ils respirent ensemble et partent sans donner le ton. C’est l’image pour moi de l’Église: la communion parfaite dans l’extrême différence.

Un groupe ou chanteur valaisan?
La Schola de Sion, dirigée par Marc Bochud, ouverte désormais aussi aux voix féminines, où sont nées toutes mes vocations, vocale, musicale, ecclésiale, sacerdotale et… footballistique (j’arbitrais en jouant les matches de foot durant les récréations).

Si vous étiez un artiste, vous seriez qui?
Quelqu’un qui réalise la devise des petits chanteurs: «Ce que tu chantes de tes lèvres, crois-le dans ton cœur. Ce que tu crois dans ton cœur, prouve-le par tes actes».

Si vous étiez un instrument?
Une guitare, six cordes pour une même harmonie. Ou mieux un duo de guitares: j’en ai fait 15 ans avec mon ami Jean-Pierre Pfammatter.

Votre dernier slow?
Je n’ai jamais dansé moi-même, j’ai toujours fait danser, notamment avec du flamenco ou du brésilien à la guitare.


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