10.06.2017, 00:01  

Philip Morris attaque une étude

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La multinationale a demandé  de ne plus diffuser une étude  sur un de ses produits.

 10.06.2017, 00:01   Philip Morris attaque une étude

Par Jérôme cachin

Un article de l’Université de Lausanne mis en cause.

Philip Morris demande à l’Université de Lausanne de ne plus diffuser un article scientifique défavorable à sa cigarette électronique Iqos. C’est ce qu’a révélé jeudi lors d’une conférence le doyen de la faculté de biologie et de médecine, Jean-Daniel Tissot, communiquent les Jeunes Verts suisses. La multinationale, dont le siège (1500 employés) est à Lausanne, veut ouvrir un...

Philip Morris demande à l’Université de Lausanne de ne plus diffuser un article scientifique défavorable à sa cigarette électronique Iqos. C’est ce qu’a révélé jeudi lors d’une conférence le doyen de la faculté de biologie et de médecine, Jean-Daniel Tissot, communiquent les Jeunes Verts suisses. La multinationale, dont le siège (1500 employés) est à Lausanne, veut ouvrir un commerce de 700 m2 dédié à Iqos dans le quartier du Flon.

L’article conclut que ce nouveau produit, qui chauffe le tabac sans le brûler, n’est pas nettement moins nocif que la cigarette. Il a été publié par des chercheurs affiliés à la faculté et à l’hôpital de l’Ile (BE) dans la revue «Jama» le 22 mai.

Joint, Jean-Daniel Tissot souligne que l’entreprise a le «droit de saisir la faculté en cas de soupçon d’une violation de l’intégrité scientifique», ce qu’elle n’a pas fait. Sa demande est «une atteinte à la liberté académique, qui doit absolument être garantie à nos chercheurs», poursuit le doyen. «Au-delà du fond qui pourrait être débattu par des experts, c’est la forme qui est choquante. Je l’ai vécue comme une agression: un courriel, un courrier recommandé et un courriel de rappel en moins de 48heures. Cela plaide encore plus pour que la recherche soit financée par des fonds publics, pour garantir son indépendance.»

Philip Morris affirme que les autorités et le public ont été «potentiellement induits en erreur» par cette étude «qui contient de sérieuses limitations méthodologiques». Le cigarettier demande que «l’étude soit retirée et refaite selon des normes scientifiques validées». Jérôme cachin


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