01.12.2017, 11:09

Harcèlement sexuel: suite à l'affaire Buttet, des élues demandent une cellule de soutien au sein du Parlement

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"Nous avons besoin d'une cellule professionnelle où nous pourrions nous exprimer en toute confiance et confidentialité", a expliqué Kathrin Bertschy (à droite).

 01.12.2017, 11:09 Harcèlement sexuel: suite à l'affaire Buttet, des élues demandent une cellule de soutien au sein du Parlement

Harcèlement sexuel Suite aux révélations concernant Yannick Buttet, plusieurs élues ont fait part de comportements déplacés sous la Coupole fédérale. Elles proposent la création d'une cellule de soutien au sein du Parlement.

L'éclatement de l'affaire de harcèlement par Yannick Buttet a mis en lumière des comportements déplacés sous la Coupole fédérale. Plusieurs élues plaident pour la création d'une cellule de soutien au sein du Parlement.

C'est notamment le cas de la conseillère nationale (PVL/BE) et coprésidente d'Alliance F Kathrin Bertschy. "Nous avons besoin d'une cellule professionnelle où nous pourrions nous exprimer en toute confiance et confidentialité", explique-t-elle vendredi dans Le Temps.

Cela est nécessaire car "les femmes sont plus exposées que les hommes en politique" et la police n'est pas toujours en mesure de les aider, notamment en cas de stalking.

La justice pas toujours la solution

La conseillère nationale Lisa Mazzone (Verts/GE) a également demandé jeudi sur les ondes de la RTS la création d'une structure d'écoute et de conseil au sein du Parlement. Elle permettrait de "déposer la parole" mais aussi "d'envisager une médiation sans passer jusqu'au stade de la plainte".

Dans Le Temps vendredi, l'avocate genevoise Anne Reiser se montre aussi favorable à des "lieux de discussion, où l'expérience des unes servira aux autres", des lieux où "les plus fortes expliqueront aux plus candides comment fonctionnent les hommes".

Selon elle, le recours systématique à la justice n'est pas forcément la solution."Dans les cas de mains baladeuses ou de propos graveleux, la prudence s'impose", estime-t-elle. La dénonciation ne donnera pas aux femmes "le réconfort qu'une réplique cinglante leur aurait apporté".

ATS

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