07.10.2017, 00:01  

Du sexisme aussi au PS

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Les Femmes socialistes exigent la parité dans les instances de direction. En cas de vacance à la présidence du groupe ou du parti, l’un des deux postes devrait obligatoirement être occupé par une femme.

 06.10.2017, 23:57   Du sexisme aussi au PS

FÉMINISME Les Femmes socialistes appellent les délégués du PS, dans un manifeste, à se montrer moins macho.

Le Parti socialiste n’est pas la formation la plus insensible aux revendications féministes. Son comité directeur comporte plus de femmes que d’hommes et son groupe parlementaire sous la Coupole fédérale est équilibré. Cela ne suffit pas aux Femmes socialistes. Dans un manifeste qui sera discuté le 14 octobre prochain par l’Assemblée des délégués du PS, elles adressent un...

Le Parti socialiste n’est pas la formation la plus insensible aux revendications féministes. Son comité directeur comporte plus de femmes que d’hommes et son groupe parlementaire sous la Coupole fédérale est équilibré. Cela ne suffit pas aux Femmes socialistes. Dans un manifeste qui sera discuté le 14 octobre prochain par l’Assemblée des délégués du PS, elles adressent un blâme à leur parti. «Les discriminations et les manifestations de sexisme existent aussi au sein du PS», lit-on dans ce document adopté le 2 septembre.

«Certains comportements ont la vie dure», explique la Neuchâteloise Martine Docourt, coprésidente des Femmes socialistes. «Durant les assemblées, certains hommes ont tendance à accaparer la parole. J’ai rarement vu une femme faire de même».

Une femme après Levrat

Mais les Femmes socialistes ne se contentent pas de réclamer une meilleure culture de discussion, elles exigent aussi la parité dans les instances de direction. En cas de vacance à la présidence du groupe ou du parti, l’un des deux postes devrait obligatoirement être occupé par une femme. Sachant que le chef de groupe Roger Nordmann est en place depuis peu, cela signifie qu’il faudra prévoir une succession féminine le jour où le président Christian Levrat quittera son poste.

La question se pose aussi pour le Conseil fédéral. Lors de la succession Burkhalter, certaines élues socialistes auraient souhaité un soutien plus marqué à l’unique candidate Isabelle Moret. Or, la Vaudoise n’a obtenu que 28 voix au second tour du scrutin, auquel participaient les 246 membres de l’Assemblée fédérale. La stratégie du groupe socialiste était de voter pour Pierre Maudet au détriment d’Ignazio Cassis. Cela n’a pas empêché le PS, au soir de l’élection, de publier un communiqué dans lequel il regrette la sous-représentation féminine. Et d’ajouter qu’il «est de la responsabilité des partis bourgeois de garantir une représentation plus équilibrée lors de prochaines élections au gouvernement».

Les Verts, qui ont été les seuls à soutenir Isabelle Moret jusqu’au bout, sont plus concrets. Quelques mois avant l’élection, la conseillère nationale écologiste Maya Graf a déposé une initiative parlementaire «pour une représentation équitable des sexes au sein du Conseil fédéral».

Ce texte demande que l’article de la Constitution qui exige une représentation équitable des régions et des communautés linguistiques soit complété par la mention des sexes. La conseillère nationale Viola Amherd (PDC/VS) figure parmi les 23 cosignataires. «Nous avons eu quatre femmes au Conseil fédéral pendant une courte période, cela ne suffit pas», déclare-t-elle. «Les péripéties de la dernière élection sont une raison de plus de soutenir cette modification de la Constitution, qui est formulée de façon très modérée».

35 heures par semaine

La Valaisanne reconnaît cependant que cette question va diviser le PDC. Ce n’est pas le cas de la gauche rose-verte, même si les Femmes socialistes vont déjà plus loin. Elles veulent ancrer dans la loi un quota de femmes d’au moins 40% au Parlement, au Conseil fédéral, dans l’administration fédérale et au Tribunal fédéral.

Et pour favoriser une répartition des rôles permettant à chacun de s’engager dans la vie en société, elles réclament le passage à la semaine de 35 heures pour tous, sans baisse de salaire. C’est l’une des propositions qui devrait le plus susciter la discussion lors de l’assemblée des délégués. Une première version préconisait la semaine de 25 heures.


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