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Sion a été tenu en échec. Avant de monter  en puissance.

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Par gregory cassaz

PREMIÈRE LIGUE - Malmené durant la première moitié de la partie, le HC Sion doit sa victoire à un groupe qui a su garder sa sérénité et qui n’a jamais oublié de travailler. Il a fini par se lâcher dans l’ultime tiers.

Sion assure l’essentiel: il remporte son premier match des play-off et conserve l’avantage de la glace. Le constat peut paraître banal. Un peu moins quand on se remémore que la formation de la capitale n’avait plus gagné son premier acte des quarts de finale depuis trois ans. Tout n’a d’ailleurs pas été si simple, contrairement à ce que le score final peut laisser apparaître. En fait, Sion a marqué la...

Sion assure l’essentiel: il remporte son premier match des play-off et conserve l’avantage de la glace. Le constat peut paraître banal. Un peu moins quand on se remémore que la formation de la capitale n’avait plus gagné son premier acte des quarts de finale depuis trois ans. Tout n’a d’ailleurs pas été si simple, contrairement à ce que le score final peut laisser apparaître. En fait, Sion a marqué la différence dans l’ultime tiers, au cours duquel il a signé cinq réussites. «On a traversé un match compliqué, concède Dany Gelinas, qui a vu son groupe être malmené durant la première moitié de la rencontre. On n’a pas fait le match du siècle. On aurait très bien pu sombrer. Mais dans la difficulté, l’équipe a continué à faire corps et à travailler dur», remarque un entraîneur finalement satisfait d’avoir connu une telle rencontre en ouverture de play-off. «La victoire et le point pris sont beaux au niveau de l’esprit que les gars ont affiché.» L’entraîneur se montre aussi très satisfait par la profondeur de son banc. «Si vous voulez aller au bout, vous devez absolument pouvoir compter sur quatre lignes. Ce ne sont pas toujours les deux premiers blocs qui doivent faire la différence. Les autres doivent aussi être capables de produire et d’amener de la substance durant la partie.» C’est bien cette profondeur et cette fraîcheur qui a aidé Sion à franchir le cut. «Lors du deuxième tiers qui a duré plus que vingt minutes (voir le chiffre ci-dessous), on a pu souffler davantage que notre adversaire», relève Dany Gelinas, qui a relevé que, même en difficulté, ses hommes ne sont pas sortis du match. «Les rebonds et les pucks ne tournaient pas en notre faveur. J’ai vu quelques mauvaises décisions, un peu de frustration aussi. Malgré cela, le groupe a su rester tranquille.»

Ludovic Locher au meilleur moment

On aurait pu nommer Antoine Todeschini, tant le dernier rempart a réussi à tenir son équipe dans le match quand elle se cherchait encore. Il a d’ailleurs fini par dégoûter les Jurassiens et à inspirer les siens. Mais s’il est un homme qui symbolise au mieux le succès de Sion, c’est bien Ludovic Locher. L’attaquant a rappelé à tout le monde qu’en play-off, un entraîneur doit pouvoir compter sur l’ensemble de ses blocs. Le quatrième notamment, auquel appartient Ludovic Locher. «Il nous a remis dans le droit chemin après un troisième but qui fait mal», relève l’entraîneur. Alors que l’on entame la période finale, que Sion voit la Vallée de Joux reprendre l’avantage (2-3), c’est lui qui permet aux Valaisans de recoller au score. Et qui évite donc aux Sédunois de douter. La réussite de l’attaquant, si elle a permis l’égalisation à trois partout, a aussi, et surtout, lancé le festival offensif que l’on attendait depuis le début de la rencontre. Après son but, ses camarades ont encore trouvé le chemin des filets à quatre reprises. Dont quelques gestes à montrer dans toutes les écoles de hockey. gc

 


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