07.10.2017, 00:01  

Un point suffira au bonheur suisse

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Les Suisses chercheront à valider une quatrième qualification de rang pour le grand rendez-vous mondial de l’été.

 07.10.2017, 00:01   Un point suffira au bonheur suisse

FOOTBALL - Avant d’affronter le Portugal mardi, la Suisse gardera la maîtrise de son destin mondial avec un point face à la Hongrie ce soir à Bâle. Un joker positif pour Stéphane Henchoz et Alexandre Comisetti.

La Suisse défendra ce soir contre la Hongrie à Bâle son visa de qualifiée pour la phase finale de la Coupe du monde en Russie. Elle le tient dans ses mains depuis le coup d’envoi des éliminatoires en septembre 2016 grâce à sa victoire contre le Portugal à Bâle. Deux matchs nuls, le premier face aux Hongrois ce...

La Suisse défendra ce soir contre la Hongrie à Bâle son visa de qualifiée pour la phase finale de la Coupe du monde en Russie. Elle le tient dans ses mains depuis le coup d’envoi des éliminatoires en septembre 2016 grâce à sa victoire contre le Portugal à Bâle. Deux matchs nuls, le premier face aux Hongrois ce soir et un deuxième contre les Portugais mardi à Lisbonne, valideront une quatrième qualification de rang pour le grand rendez-vous mondial de l’été. Quel que soit le résultat des champions d’Europe en titre sur le terrain en caoutchouc d’Andorre, les seuls à pouvoir contester le ticket russe aux joueurs de Vladimir Petkovic, un match nul face aux Magyars permettra aux Helvètes de les précéder au coup d’envoi de leur confrontation directe mardi.

«Je ne crois pas que cette possibilité de se contenter d’un match nul influencera l’approche du match pour les Suisses», confie Stéphane Henchoz, ancien international et entraîneur-assistant de Neuchâtel Xamax. «Il allège la pression, mais la meilleure préparation pour mardi reste une victoire. Ce facteur n’incitera en tout cas pas les joueurs à aborder ce match avec moins de concentration que les précédents et, surtout pas, le sélectionneur. Ils se sont mis dans cette situation favorable par leur travail et par leur sérieux. De toute manière, nous verrons dès le coup d’envoi comment ils auront préparé le match.»

Le souvenir de Budapest

Le match aller servira de référence aux Suisses qui avaient puisé dans leurs ressources pour gagner à Budapest (3-2). «Dans une rencontre compliquée, le groupe avait su réagir deux fois pour aller chercher la victoire», relève Alexandre Comisetti. «Il a encore mûri depuis, il a plus de certitudes. Il s’appuie sur une force sportive et mentale, avec des joueurs focalisés sur leur objectif, qui diminue l’influence que pourrait exercer le joker de se contenter d’un point. Cela dit, c’est un atout positif.» Le consultant de la RTS et entraîneur d’Echallens a accompagné la sélection dans tous ses déplacements à l’exception de l’escapade à Andorre. «Je n’imagine pas du tout les Suisses se livrer à un quelconque calcul même si un point leur suffit. Ils ont un style de jeu qui leur permet de gérer les temps forts et les temps faibles. Ils savent geler le ballon et empêcher l’adversaire d’entrer dans les 30 derniers mètres. Ils concèdent très peu d’occasions.»

Un atout en fin de match

La marge de manœuvre offerte par cette unique unité à préserver face aux Hongrois pourrait devenir essentielle en fin de rencontre. Un résultat en équilibre à la 75e pourrait inciter les Suisses à plus de prudence pour ne pas mettre en danger l’avantage acquis face aux Portugais. Une défaite doublée d’une victoire portugaise les condamnerait à gagner à Lisbonne. «L’intelligence des joueurs fera la différence dans ces moments-là. Les cadres devront faire passer le message, ils devront savoir poser le pied sur le ballon. C’est de la gestion de match simple. Si cette situation se produisait, l’entraîneur aurait peu de possibilités d’intervention, sauf par des changements de joueur ou en appelant l’un de ses relais sur le terrain pour transmettre des consignes par rapport au résultat à préserver. Mais ce sera plus compliqué pour lui.»

Les Hongrois mettront-ils la même hargne dans les duels que celle exprimée face aux Portugais en septembre? «Si ce devait être le cas, l’intelligence des Suisses fera la différence s’ils évitent de répondre aux coups ou aux provocations. Il serait étonnant de voir les Hongrois aussi agressifs. Ils ne seront pas à domicile, ils joueront devant deux ou trois cents supporters qui seront noyés dans la masse des fans suisses. En plus, battre le champion d’Europe en titre avec Cristiano Ronaldo ou jouer contre la Suisse à Bâle n’engendre pas la même motivation», concluent les deux anciens internationaux et consultants de la RTS.


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