11.08.2017, 23:28

Joue-la comme l’US Quevilly

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FC Zurich, gros morceau. Mais les Chippiards se sont préparés cette semaine à affronter l’un des ogres de la Super League.

 11.08.2017, 23:28 Joue-la comme l’US Quevilly

Par textes: gregory cassaz photos: louis dasselborne

FOOTBALL L’affiche face au FC Zurich pourrait permettre au FC Chippis de créer la surprise en imitant le Petit Poucet français, grand amateur de sensations en Coupe.

Le FC Chippis, passé de la 2e ligue à la 2e ligue interrégionale, peut remercier le FC Zurich: grâce à lui, la quasi-totalité de son effectif est resté intact. «Où avez-vous entendu ça?» demande Eric Ampola, l’entraîneur de la formation valaisanne. «Des bruits…» lui rétorque-t-on. «C’est possible. Cette rencontre a certainement été un élément motivateur pour les...

Le FC Chippis, passé de la 2e ligue à la 2e ligue interrégionale, peut remercier le FC Zurich: grâce à lui, la quasi-totalité de son effectif est resté intact. «Où avez-vous entendu ça?» demande Eric Ampola, l’entraîneur de la formation valaisanne. «Des bruits…» lui rétorque-t-on. «C’est possible. Cette rencontre a certainement été un élément motivateur pour les joueurs de poursuivre l’aventure avec Chippis. D’ailleurs, un seul joueur nous a quittés. Et encore, il a été contraint de le faire pour des raisons personnelles», remarque l’entraîneur.

Ils avaient signé un engagement

Capitaine et gardien du FC Chippis, Carlos Oliveira ne pense pas que l’affiche face au FCZ ait déterminé la présence ou non des joueurs cette saison. «Avant la fin de la saison passée, avant même la finale de la Coupe valaisanne face à Conthey, l’équipe s’était réunie. La plupart avaient signé une feuille qui les engageait à rester au club quoi qu’il arrive, quelle que soit la ligue dans laquelle on allait évoluer cette saison et quelle que soit notre issue en Coupe valaisanne. On ne savait donc pas encore qu’on allait prendre part au premier tour de la Coupe de Suisse, et encore moins qu’on allait affronter une équipe de Super League, qui plus est le prestigieux FC Zurich», ajoute le gardien. Prestigieuse. Excellent terme pour pour qualifier le FC Zurich, douze fois champion de Suisse et qui a encore disputé l’Europa League la saison dernière. «Zurich, c’est quand même la dernière équipe qui a réussi à décrocher le titre suisse avant la domination du FC Bâle», rappelle encore Carlos Oliveira.

La peur d’Eric Ampola

Quoi qu’il en soit, ce match de Coupe s’annonce déjà comme le plus important de la saison. Alors que le championnat n’a pas encore débuté. «Evidemment que c’est un match extraordinaire. Mais plus que de parler du match le plus important de la saison, je dirais que c’est un rêve qui se concrétise. Un rêve ponctuel et éphémère. En fait, c’est la cerise sur le gâteau. Et je dois avouer que ça me fait même un peu peur.» Peur? «Il y a énormément de bruit autour de cette rencontre. Du monde va se déplacer. Je n’aimerais pas décevoir toutes ces personnes.»

Deux joueurs déjà présents contre Schaffhouse

Eviter de décevoir le public. Comme en 2013, lorsque Chippis avait été dominé 6-0 par Schaffhouse. Carlos Oliveira et Zoran Vuk, éléments chippiards, étaient déjà dans le groupe. «Ce n’est pas comparable. En 2013, on avait passé quatre tours de Coupe valaisanne pour accéder au tableau de la Coupe de Suisse. On avait une équipe très forte individuellement. Mais on avait enregistré passablement de départs à l’intersaison, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. D’ailleurs, je dirais que cette-fois, on peut davantage compter sur un groupe que sur une addition d’individualités», analyse le dernier rempart.

La magie de la Coupe

Malgré les différences de ligue, le gardien se veut d’ailleurs optimiste. «Nos chances de passer? 49%!» Un chiffre plus optimiste que celui lâché par l’entraîneur qui parle lui de 1% «Il y a quatre ligues de différence quand même. Le but, ce sera de maintenir le suspense le plus longtemps possible», avoue Eric Ampola. «Ils sont évidemment plus doués que nous. Mais ça reste un match de foot, du onze contre onze. La beauté de ce sport fait que n’importe qui peut battre n’importe qui», argumente de son côté le gardien, prenant pour exemple les exploits réalisés par des «petits» face à des «grands», en France ou en Angleterre. «Pourquoi craindre quelqu’un? Ça reste des êtres humains, à la différence qu’ils ont peut-être eu un peu plus de chance et qu’ils ont pu faire du football leur profession.» C’est vrai ça, pourquoi craindre quelqu’un? L’US Quevilly a-t-il craint l’OM, le Stade rennais ou Bastia, équipes de Ligue 1 qu’il a toutes éliminées en Coupe de France cette dernière décennie alors qu’il militait en CFA, la 4e division française? A Chippis de s’en inspirer.


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