04.10.2017, 00:01  

Il est le porte-voix du foot chablaisien

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Dans sa loge qui surplombe le stade Philippe-Pottier, Marius Mignot ne manque pas une miette des matchs de «son» FC Monthey.

 04.10.2017, 00:01   Il est le porte-voix du foot chablaisien

2 - A 82 ans, Marius Mignot est le speaker du FC Monthey depuis une décennie. Portrait d’un homme d’une grande générosité qui a toujours baigné dans le football depuis tout jeune.

Il est la voix du FC Monthey. Lui? C’est Marius Mignot, 82 printemps et un dynamisme à en faire pâlir plus d’un. Et c’est depuis sa loge qui surplombe le stade Philippe-Pottier que, semaine après semaine et match après match, le speaker et intendant des rouge et noir veille sur son club avec une bienveillance toute paternelle. Une véritable...

Il est la voix du FC Monthey. Lui? C’est Marius Mignot, 82 printemps et un dynamisme à en faire pâlir plus d’un. Et c’est depuis sa loge qui surplombe le stade Philippe-Pottier que, semaine après semaine et match après match, le speaker et intendant des rouge et noir veille sur son club avec une bienveillance toute paternelle. Une véritable passion pour le football qui débute en 1949 lorsque Marius enfile ses premiers crampons. «J’ai commencé à l’âge de 14 ans chez les juniors du FC Muraz. J’ai ensuite eu la chance de rejoindre la première équipe qui a évolué en quatrième puis en troisième ligue.»

Malheureusement pour lui, une vilaine blessure le contraindra à mettre un terme à sa carrière. Loin de se décourager pour autant, Marius accède alors à la présidence d’un club qu’il parviendra même à mener en deuxième ligue cantonale. «A l’époque je faisais équipe avec Tube (ndlr: Bernard Turin) qui était mon vice-président. Nous avions une superbe équipe qui jouait avec beaucoup de cœur. Je me rappelle qu’à chaque victoire à l’extérieur, j’offrais des assiettes valaisannes à tous les joueurs pendant que Tube se chargeait du vin.»

De l’USCM à Monthey

Plus tard, c’est en jonglant entre ses engagements avec la fanfare de Collombey et sa présence chez les Carabiniers, où il récolta plus de 600 médailles au tir, que Marius suivra la naissance de l’USCM, pur produit de la fusion entre les clubs de Collombey et de Muraz. «Même si sur le moment je n’étais pas le plus fervent supporter de ce rapprochement, force est de constater qu’il s’inscrivait dans une certaine logique de l’époque.»

Et c’est finalement en 1999 que Claude Mariétan, alors entraîneur de l’USCM, fait appel à lui. «J’enregistrais toutes les actions depuis le bord du terrain pour ensuite les retranscrire sur une feuille que je transmettais à l’entraîneur. Au cours de mes six ans au club, j’étais présent à tous les matchs ainsi qu’aux entraînements.» De quoi fatiguer le fringuant Marius qui décide alors de prendre un peu de recul dans son engagement. Une pause qui ne durera finalement qu’un an. «J’étais à Monthey pour regarder un match et j’ai vu que le club recherchait un speaker. J’ai été parler à Michel Couturier (ndlr: ancien président du FC Monthey) qui m’a fait confiance. C’était en 2007 et depuis je n’ai plus quitté ce poste.»

«Ce sont des copains»

Passionné, Marius Mignot ne se contente pas d’animer les rencontres de sa voix chaleureuse. Une fois le vestiaire de l’équipe fanion préparé par ses soins, c’est lui encore qui se charge d’accueillir les arbitres pour qui il a toujours un mot gentil. «Même si je ne suis pas toujours d’accord avec eux, je ne leur fais jamais de reproche. Il faut se souvenir avant tout que le football est un jeu et que chacun a le droit à l’erreur.»

Et une fois le match terminé c’est encore lui qui, dans les bons comme dans les mauvais moments, apporte son soutien à l’équipe par quelques mots bien pensés ou tout simplement une tape sur l’épaule. «Pour moi, tous les joueurs sont des copains. Je suis un peu un papa pour eux et le contact passe bien.»

Une occasion rêvée pour cet homme au grand cœur de lier passion et générosité. «Ma grande motivation est l’ambiance du foot. Il y a une part d’imprévu que l’on ne peut contrôler. Je ne peux pas m’imaginer m’arrêter, à part peut être le jour où je ne parviendrai plus à grimper jusqu’ici», glisse malicieusement Marius. Un personnage. Attachant.

150 cervelas mangés

Avec près de 200 joueurs, quatre comités et une douzaine d’entraîneur côtoyés, Marius Mignot a vu défiler plus d’une personne dans les travées du stade Philippe-Pottier, lui qui cite Claude Mariétan, Alain Baré et Olivier Curdy comme coachs les plus marquants. De quoi garder des souvenirs impérissables et quelques anecdotes croustillantes. «Le nombre de cervelas que j’ai mangés depuis que je suis à Monthey est impressionnant (rires). En plus de dix ans cela doit faire quand même près de 150.» LP


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