30.09.2017, 00:01  

jonathan kazadinouveau club pourun nouveau rôlenouveau club pourun nouveau rôle

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Le Bernois Jonathan Kazadi espère briller sous les couleurs montheysannes pour retrouver de l’embauche à l’étranger.

 30.09.2017, 00:01   jonathan kazadinouveau club pourun nouveau rôlenouveau club pourun nouveau rôle

Par par gregory.cassaz@lenouvelliste.ch

Jonathan Kazadi et Jonathan Dubas terminent leur repas sur une terrasse montheysanne. Une scène appelée à se répéter cette saison: pour la première fois de leur carrière, les deux internationaux helvètes évoluent dans le même club. «On avait joué ensemble en sélection U18. Puis on s’est retrouvés dans l’équipe nationale A. Mais en club, on a toujours été adversaires»,...

Jonathan Kazadi et Jonathan Dubas terminent leur repas sur une terrasse montheysanne. Une scène appelée à se répéter cette saison: pour la première fois de leur carrière, les deux internationaux helvètes évoluent dans le même club. «On avait joué ensemble en sélection U18. Puis on s’est retrouvés dans l’équipe nationale A. Mais en club, on a toujours été adversaires», commence Jonathan Kazadi, le nouveau transfuge du BBC Monthey. «Il va enfin pouvoir côtoyer son idole», se marre le capitaine de la formation chablaisienne Jonathan Dubas. Les deux Jonathan auront pour mission de porter ce BBCM version 2017/2018. L’idée n’effraie pas Kazadi. «J’aime relever des challenges», assure-t-il. «La vie d’un basketteur ou de tout sportif est faite de défis», explique celui qui a quitté Fribourg-Olympic direction Orléans et la ProA durant l’été 2016. Moins d’une année plus tard, le voilà de retour dans le championnat de Suisse. Son aventure dans l’Hexagone a été tronquée, marquée par une saison qui s’est terminée en mars sur une déchirure des ligaments d’un pouce et une relégation du club du Loiret.

Une blessure qui en rappelle une autre. Et qui ne laisse pas forcément un bon souvenir à Jonathan Kazadi, lui qui a longtemps foulé les parquets avec un genou en souffrance. Le Bernois parle même de regret. «J’aurais dû me faire opérer plus tôt, lâche-t-il. Retarder l’opération m’a certainement freiné dans ma progression. Mais en même temps, cette intervention m’a appris aujourd’hui à jouer au basket sans douleur. Et ça, je vous le garantis, c’est un privilège incroyable. On ne s’en rend pas vraiment compte.»

un contrat avec

une clause de départ

Plus que de relancer sa carrière, Jonathan Kazadi voit sa nouvelle aventure en Valais comme une nouvelle étape. «Le défi, ici, c’est d’être un joueur majeur d’une équipe qui est quand même attendue au sommet du classement. Jamais auparavant je n’avais endossé un tel rôle. J’ai senti qu’on comptait vraiment sur moi ici. Prendre des responsabilités t’aide à prendre confiance.» Mais au fait, pourquoi Monthey alors que d’autres clubs étrangers et suisses – Fribourg, Genève ou encore Union – ont également proposé leurs offres? «Monthey est le seul club qui m’a proposé une clause de départ si une possibilité de partir à l’étranger arrivait sur la table de mon agent. Quant aux offres étrangères, on n’a pas trouvé de bonne situation.»

très sévère avec lui-même

L’homme est calme. Le ton de sa voix posé. «Ce n’est qu’une apparence», plaisante Jonathan Dubas, qui n’en pense toutefois pas moins. «Sur le terrain aussi il apparaît très calme. En réalité, «Jo» est quelqu’un de très autocritique, très sévère avec lui-même», lâche le capitaine. «C’est vrai qu’il y a quelques saisons, mes énervements se traduisaient par des gestes très visibles. Aujourd’hui, j’ai appris à relativiser. Ce qui ne veut pas dire que je ne m’énerve plus, confie le principal concerné. L’important, c’est de juger tes efforts, que tu sois certain d’avoir tout donné.»

L’Espagne, sa référence

S’il a retrouvé le championnat de Suisse, Jonathan Kazadi ne compte pas s’y éterniser pour autant. «Je n’accepterai pas n’importe quelle offre, avertit le meneur. Mais c’est vrai que le but, à moyen terme, c’est de tenter de retourner dans un championnat étranger. J’espère pouvoir rejouer à un niveau supérieur», lance-t-il franchement, je veux me prouver que je peux encore progresser.» Un championnat qui le séduirait? La France. Pour un second essai. Ou l’Espagne, qu’il décrit volontiers comme une référence. «L’Espagne, c’est un rêve et un objectif en même temps. On trouve là-bas une véritable culture du basket. Le jeu y est plus technique mais moins athlétique qu’en France. La balle y bouge super vite.»

L’aide de Thabo Sefolosha

Pour l’aider dans son cheminement, celui qui se considère comme quelqu’un de «polyvalent sans point fort trop précis sur lequel se reposer» peut compter sur un partenaire de choix. «Depuis trois ans, je m’entraîne en été avec Thabo Sefolosha chez lui à Vevey. Antoine Mantey (ndlr: l’actuel entraîneur du PDS BBC Troistorrents) est également présent à chaque fois.» Dans son parcours, il a également croisé – très furtivement – la route de l’autre joueur suisse de NBA, Clint Capela. C’était à ses tout débuts en équipe nationale. Mais c’est bien en observant la légende Michael Jordan que Jonathan Kazadi a grandi. «Avec lui, c’était l’euphorie dans les années 90, sourit le Bernois. Il y a aussi Magic Johnsson et, aujourd’hui, l’incontournable LeBron James.»

son actu

Jonathan Kazadi est le meneur du BBC Monthey. Il dispute aujourd’hui à 17 h 30 au Reposieux contre Boncourt son premier match avec le champion de Suisse en titre lors de la journée d’ouverture de la nouvelle saison de LNA.


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