06.10.2017, 00:01  

A l’heure des retrouvailles

Abonnés
chargement
A l’heure des retrouvailles

 06.10.2017, 00:01   A l’heure des retrouvailles

Par par

La saison dernière, le BBC Monthey et les Lions de Genève se sont livré un combat à distance pour les trois titres en jeu. Dimanche, à 16 heures, en parquet fribourgeois, ils se retrouveront. Mikaël Maruotto analyse ce duel.

L’amertume de la finale de la Coupe de Suisse, la fin de la suspension de Niksa Bavcevic, l’horrible blessure du Genevois Brandon Garrett, le retour de blessure de Jordan Heath, la nuée jaune qui envahit le Pommier; les images se succèdent au moment d’évoquer la rivalité qui a lié le BBC

...

L’amertume de la finale de la Coupe de Suisse, la fin de la suspension de Niksa Bavcevic, l’horrible blessure du Genevois Brandon Garrett, le retour de blessure de Jordan Heath, la nuée jaune qui envahit le Pommier; les images se succèdent au moment d’évoquer la rivalité qui a lié le BBC

une rivalité née au fil des matchs

Le basket n’est pas le foot; ainsi, rien ne laissait présager en début de saison la rivalité qui allait naître entre Montheysans et Genevois. «Nous nous sommes rencontrés en championnat, en play-off et dans nos deux parcours en Coupe, forcément le contexte est devenu particulier», analyse Mikaël Maruotto. S’ajoutent à la répétition des oppositions une intensité toujours importante et des résultats serrés. «Au final, tout le monde se connaissait. On savait comment ils défendaient, comment ils attaquaient. Il y a eu des victoires et des défaites, avec chaque fois une envie de revanche démultipliée.»

Les affaires, ciment d’un groupe de potes

«Nous avons perdu trois éléments clés du groupe entre Humphrey, Young et l’entraîneur», regrette Mikaël Maruotto. Pourtant, malgré toutes les affaires extérieures qui auraient pu perturber la marche en avant des Montheysans, le cap est resté le même. «Nous étions plus unis que jamais, la preuve est que les joueurs débarqués sur le tard se sont parfaitement intégrés à l’effectif.» Même en l’absence de certains leaders, les Sangliers se sont ainsi montrés à la hauteur. «Nous savions qu’il fallait assurer les victoires pour atteindre la finale. Ensuite, au complet et avec cette cohésion, tout allait être plus simple.»

des joueurs majeurs côté Valaisan

A de nombreuses reprises, le trio Young-Heath-Humphrey a été qualifié «d’injouable». A l’inverse, des renforts étrangers genevois ont évolué à leur meilleur niveau en alternance. D’ailleurs, le joueur qui a le plus pesé sur la série est paradoxalement l’Américain Brandon Garrett. «Sa blessure lors du deuxième acte nous a fait perdre pied durant de longues minutes, en même temps qu’elle a galvanisé notre adversaire.» Pour le restant de la légion étrangère genevoise, le BBC Monthey a su trouver le moyen d’éteindre leurs velléités. «Kovac nous a fait du mal lors d’un seul match, quant à Ballard, il n’a jamais pu évoluer à 100% de ses capacités.»

avantage aux Lions

Pour Mikaël Maruotto, l’été aura forcément laissé des traces au sein d’un BBC Monthey presque totalement remodelé. «Que l’on soit bien clair, je préférerais voir mes potes bas-valaisans s’imposer mais dans l’état actuel des choses, leur adversaire me semble mieux armé sur le papier.» Mieux armé, et plus homogène. «Il n’y a pas encore de véritable meneur du côté montheysan, c’est le début de saison et avec tous les mouvements, l’effectif ne peut pas être à plein régime.» En championnat, les deux équipes ont pourtant débuté par une victoire probante. «Justement, la Supercoupe sera secondaire. Les effectifs vont passablement tourner dimanche, et Genève est sans doute plus dans le rythme actuellement.»

une compétition encore trop jeune

L’analyse de Mikaël Maruotto n’est pas des plus tendres avec la compétition qui opposera dimanche le vainqueur du championnat à celui de la Coupe. «Ce n’est pas le trophée sur lequel une équipe mise en début de saison», souligne-t-il. «La Supercoupe est encore très jeune et la formule se cherche quelque peu.» Il y a deux ans, l’ex-Montheysan l’avait disputée sous les couleurs des Lions. «Nous étions allés là-bas sans réelles attentes, à l’époque la compétition se jouait avant le début du championnat. Elle avait l’importance d’un match de préparation.» Depuis, des réajustements ont été opérés, puisque la Supercoupe se joue après l’entame du championnat. «Une bonne idée, mais il faudra encore travailler pour la rendre vraiment attrayante.»


Vous avez lu gratuitement
une partie de l'article.

Pour lire la suite :

Profitez de notre offre numérique dès Fr 2.- le 1er mois
et bénéficiez d'un accès complet à tous nos contenus

Je profite de l'offre !
Top