07.10.2017, 00:01  

La fronde s’organise contre May

Abonnés
chargement
Theresa May a été interrompue lors de son discours, mercredi.

 07.10.2017, 00:01   La fronde s’organise contre May

ROYAUME-UNI - Une trentaine de députés tory cherchent à renverser la première ministre britannique.

Mayday! Mayday! Theresa May tousse, et c’est le Parti conservateur qui s’enrhume. Après la prestation désastreuse de la première ministre en clôture du congrès tory, mercredi, à Manchester, une rébellion est lancée pour la pousser dehors.

Lors de ce rassemblement annuel des militants, elle devait à tout prix réaffirmer son autorité sur un parti en proie aux divisions.

Mais...

Mayday! Mayday! Theresa May tousse, et c’est le Parti conservateur qui s’enrhume. Après la prestation désastreuse de la première ministre en clôture du congrès tory, mercredi, à Manchester, une rébellion est lancée pour la pousser dehors.

Lors de ce rassemblement annuel des militants, elle devait à tout prix réaffirmer son autorité sur un parti en proie aux divisions.

Mais son discours de clôture a viré à la catastrophe. Une méchante toux et la menace d’une extinction de voix ont transformé la grand-messe en un calvaire. De plus, la première ministre a été ridiculisée par le canular d’un comédien qui a réussi à l’interrompre pour lui remettre un faux avis de licenciement «de la part de Boris» Johnson, le ministre des Affaires étrangères.

La convaincre à renoncer

Si le fond a été éclipsé par ces incidents en série, il n’était de toute façon pas de nature à remettre de l’ordre dans un parti au pouvoir en pleine crise depuis son recul aux législatives anticipées convoquées par sa chef en juin. «On ne peut pas continuer comme ça. Je pense qu’il est temps de gérer cette question du leadership et de nombreux collègues sont de mon avis», affirme Grant Shapps, ex-président du Parti conservateur et ancien ministre. Il prétend être à la tête d’une trentaine de députés tories qui souhaitent renverser Theresa May. Selon les statuts du parti, 48 noms sont nécessaires pour déclencher un vote de défiance au Parlement. Mais les comploteurs souhaitent user d’une méthode «douce» pour convaincre directement la première ministre de renoncer. Les plus pressés espéraient arriver à leurs fins dès ce week-end, d’autres se donnent jusqu’à Noël.


Vous avez lu gratuitement
une partie de l'article.

Pour lire la suite :

Profitez de notre offre numérique dès Fr 2.- le 1er mois
et bénéficiez d'un accès complet à tous nos contenus

Je profite de l'offre !
Top