01.06.2017, 00:01  

L’Office antifraudes n’a pas chômé en 2016

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Selon l’Olaf, Marine Le Pen  a indûment touché des sommes  du Parlement pour rémunérer  un emploi jugé fictif.

 31.05.2017, 23:05   L’Office antifraudes n’a pas chômé en 2016

Par ats

Le directeur de l’Olaf affirme avoir été «inondé» par les enquêtes internes.

L’Office antifraude européen, l’Olaf, a été «inondé» d’enquêtes internes portant sur des employés et membres des institutions européennes l’an passé, a affirmé hier son directeur général, Giovanni Kessler, lors de la présentation du rapport annuel de l’agence à Bruxelles.

En 2016, sur les 272 enquêtes finalisées, 34 portaient sur des employés de l’UE ou des membres des institutions. Vingt-cinq...

L’Office antifraude européen, l’Olaf, a été «inondé» d’enquêtes internes portant sur des employés et membres des institutions européennes l’an passé, a affirmé hier son directeur général, Giovanni Kessler, lors de la présentation du rapport annuel de l’agence à Bruxelles.

En 2016, sur les 272 enquêtes finalisées, 34 portaient sur des employés de l’UE ou des membres des institutions. Vingt-cinq enquêtes ont fait l’objet de recommandations de la part de l’Olaf, qui ne peut prendre directement des sanctions. Il y a encore 47 investigations en cours, a précisé Giovanni Kessler, «la plupart d’entre elles en lien avec le Parlement». L’un des cas les plus médiatisés est celui des assistants parlementaires du Front national en France. L’Olaf a considéré que l’eurodéputée Marine Le Pen, cheffe de la formation d’extrême droite et candidate à la présidentielle, avait indûment touché des sommes du Parlement pour rémunérer une assistante, un emploi jugé fictif.

L’office a ainsi recommandé à l’institution de recouvrer la somme d’environ 300 000 euros. Cette dernière a décidé d’appliquer cet avis au printemps 2017.

«Loi du talion»

La déferlante d’informations sur des cas présumés suspects auprès de l’Olaf découle d’un «jeu de la loi du talion». Les parlementaires sous le coup d’une enquête désignent des collègues d’hémicycle qu’ils estiment opérer de la même façon.

«Nous avons d’ores et déjà transmis au Parlement une recommandation administrative. Peut-être que les règles internes devraient être changées pour laisser moins de marges de manœuvres» aux parlementaires, a observé Giovanni Kessler.

Au total en 2016, l’Olaf a clôturé 272 dossiers, en a ouvert 219, et a émis 346 recommandations aux autorités concernées dans les Etats membres. Les fraudes constatées par l’Olaf auraient ainsi coûté 631 millions d’euros (687 millions de francs) au budget de l’UE (qui était de plus de 136 milliards d’euros en 2016). ats


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