01.06.2017, 00:01  

Retour en verve tendre et méchante

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Marie-Francine n’a pas de bol …

 01.06.2017, 00:01   Retour en verve tendre et méchante

Par vincent adatte

La filmographie de l’humoriste Valérie Lemercier est plutôt en dents de scie, comme en témoignent ses deux films précédents. Si «Palais royal» (2005) raillait avec une vigueur assassine l’univers compassé des têtes couronnées d’aujourd’hui, «100% cachemire» (2013), sur les joies mêlées de l’adoption, ratait assez lamentablement sa cible.

Se rattrape-t-elle avec «Marie-Francine», son cinquième long métrage? En grande partie, la...

La filmographie de l’humoriste Valérie Lemercier est plutôt en dents de scie, comme en témoignent ses deux films précédents. Si «Palais royal» (2005) raillait avec une vigueur assassine l’univers compassé des têtes couronnées d’aujourd’hui, «100% cachemire» (2013), sur les joies mêlées de l’adoption, ratait assez lamentablement sa cible.

Se rattrape-t-elle avec «Marie-Francine», son cinquième long métrage? En grande partie, la réponse est oui… Jugée de trop dans l’entreprise qui l’emploie, et trop vieille par son mari, la pauvre Marie-Francine (Valérie Lemercier) n’a d’autre solution que de rentrer au bercail. A 50 ans passés, la voilà obligée de vivre avec ses parents, des bourgeois rassis qui crèchent dans le seizième arrondissement. Infantilisée par papa et maman, la quinquagénaire plus trop sémillante accepte de tenir la petite boutique de cigarettes électroniques qu’ils ont acquise pour elle. Son échoppe à vapote est sise à côté d’un petit resto, où déprime un cuistot portugais (Patrick Timsit) tout aussi esseulé qu’elle…

Pour le plus grand plaisir du spectateur, Lemercier semble avoir retrouvé toute sa tendre acidité, décochant une volée de répliques affûtées sur l’air du temps, qu’elle ne juge guère respirable et où transparaît toute son admiration pour Sacha Guitry – autre grand contempteur de son époque, dont elle avait tourné le remake de «Quadrille» à ses débuts derrière la caméra. En dépit de quelques baisses de rythme, «Marie-Francine» tient donc plutôt bien la route, notamment grâce à son casting et ses formidables rôles secondaires, dont Denis Podalydès, atroce en mari préférant la chair fraîche, et surtout Philippe Laudenbach et Hélène Vincent, sublimes en géniteurs «bourgissimes» et radins comme pas deux!

vincent adatte


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