29.10.2008, 08:25  

Ciel, du vin dans mon whisky!

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INÉDIT - Un fût de cornalin de Marie-Bernard Gillioz a servi d'écrin pour l'affinage d'un whisky écossais.

Qui donc a eu l’idée d’utiliser un fût de cornalin pour affiner un single malt? L’histoire débute en automne 2006, lors des Portes ouvertes de la cave de Marie-Bernard Gillioz. Raphy Buttet, propriétaire de La Guérite, un commerce de vins sis à Monthey, invite Antony McCallum – Rare Malt Manager chez Glengoyne venu animer une soirée à La Guérite – à déguster les vins de la vigneronne. Antony est séduit par les spécialités de...

Qui donc a eu l’idée d’utiliser un fût de cornalin pour affiner un single malt? L’histoire débute en automne 2006, lors des Portes ouvertes de la cave de Marie-Bernard Gillioz. Raphy Buttet, propriétaire de La Guérite, un commerce de vins sis à Monthey, invite Antony McCallum – Rare Malt Manager chez Glengoyne venu animer une soirée à La Guérite – à déguster les vins de la vigneronne. Antony est séduit par les spécialités de Marie-Bernard, particulièrement par son cornalin. Raphy Buttet évoque un affinage en fût valaisan. Le sourire de Marie-Bernard laisse deviner un grand OUI... «C’est comme ça qu’a débuté l’aventure d’un whisky écossais avec une touche valaisanne», nous confie Raphy Buttet.


De Grimisuat à Killearn

Un an plus tard, le cornalin mis en bouteilles, départ du fût de 225 litres pour l’Ecosse, dans le petit village de Killearn, comté de Stirlingshire. On y dépose un Glengoyne de 13 ans vieilli jusque-là dans un fût de sherry. La finition du whisky durera un an. Elle lui donnera sa typicité, sa complexité, son âme...

 En août, Marie-Bernard part en famille, avec le couple Buttet, déguster sur place le whisky en maturation. «C’était un très beau voyage. Très émouvant. C’est touchant de se dire que mon fût a eu une deuxième vie.» La vigneronne a les yeux qui pétillent. «Lorsque je suis entrée dans la distillerie, j’ai vu des centaines et des centaines de barriques et là, au milieu, la mienne. Je l’ai tout de suite reconnue.»

La distillerie Glengoyne se situe sur la Highland Line, frontière symbolique qui sépare les Highlands des Lowlands. Elle se targue de n’avoir pas de goût de tourbe dans ses whiskies et les surnomme d’ailleurs «unpeated malts» (malts non tourbés). On découvre des nez subtils, délicats, presque fleuris. La bouche est généralement ronde, moelleuse, avec une touche de noisette en finale.

Glengoyne utilise principalement des fûts de xérès, de sherry, de rhum ou de vins de Bourgogne pour la finition de ses single malts. C’est la première fois que cette distillerie emploie une barrique de vins valaisans. «Antony McCallum était enthousiaste et prêt à recommencer», déclare Raphy Buttet.
Pour cette première édition, 300 bouteilles seront mises sur le marché début novembre.

Dégustation en avant-première, ce vendredi 31 octobre entre 18 h et 21 h à La Guérite, av. de France 27 à Monthey.


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