05.10.2017, 00:01  

Ueli Maurer tient aux économies

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Ueli Maurer, grand argentier de la Confédération, ne se laisse pas emballer par les 442 millions de francs économisés avec le rejet de la réforme des retraites: des mesures d’économie seront tout de même prises.

 05.10.2017, 00:01   Ueli Maurer tient aux économies

Par par christiane imsand

le rejet de la réforme des retraites a beau faire grimacer Alain Berset, il a des incidences positives sur les finances de la Confédération. Il entraînera un allégement budgétaire de 442 millions de francs en 2018.

Le grand argentier Ueli Maurer ne se laisse cependant pas griser par ce bol...

le rejet de la réforme des retraites a beau faire grimacer Alain Berset, il a des incidences positives sur les finances de la Confédération. Il entraînera un allégement budgétaire de 442 millions de francs en 2018.

Le grand argentier Ueli Maurer ne se laisse cependant pas griser par ce bol d’oxygène. Il défend mordicus les mesures d’économie décidées avant le vote.

Mais la messe n’est pas dite. Le Parlement a son mot à dire et de nombreux milieux cherchent déjà à obtenir leur part du gâteau. Il faut s’attendre à un débat budgétaire animé lors de la session d’hiver des Chambres fédérales.

Pour le rail et la dette

C’est surtout l’augmentation de la contribution fédérale à l’AVS qui aurait ponctionné les ressources de la Confédération. L’abandon de cette mesure entraîne une baisse des dépenses de 500 millions de francs, partiellement contrebalancée par le maintien de la retraite des femmes à 64 ans.

Cette situation provoque en effet une hausse des dépenses de l’AVS à laquelle Berne doit apporter sa quote-part. Selon le Département fédéral des finances, l’allégement total atteint même 540 millions de francs si l’on tient aussi compte d’une atténuation des conséquences de l’abaissement du taux d’intérêt technique de la caisse de pension Publica. Le Conseil fédéral propose au Parlement d’utiliser cet excédent comme suit: 295 millions de francs seraient versés au fonds d’infrastructure ferroviaire et 245 millions à la réduction de la dette de la Confédération.

Membre de la commission des finances du Conseil national, l’économiste Samuel Bendahan (PS/VD) rétorque que cela n’a aucun sens de chercher à réduire une dette qui, actuellement, ne coûte quasiment rien à la Confédération. «Il faut réfléchir en fonction des besoins réels. A titre personnel, je pense que cet excédent devrait être utilisé de façon à ce qu’il revienne aux gens, par exemple pour atténuer l’impact des primes maladie.»

Recettes sous-évaluées

Autre député, autre avis: le directeur de l’Union suisse des paysans, Jacques Bourgeois (PLR/FR), défend sa base. «Pourquoi le Conseil fédéral s’engage-t-il seulement en faveur du fonds ferroviaire? Il faut renoncer à la réduction de 84 millions de francs des paiements directs. On ne peut pas couper dans le revenu des familles paysannes, qui est déjà inférieur de 30% à la moyenne.» De son côté, la Conférence des directeurs de l’instruction publique demande que Berne renonce aux coupes budgétaires planifiées dans le domaine de la formation.

Cette discussion se déroule sur un arrière-plan budgétaire qui a de quoi désarçonner le simple citoyen. Chaque année, depuis 2006, les recettes de la Confédération sont systématiquement sous-évaluées, si bien que les déficits se transforment généralement en excédents. Ce sera le cas cette année encore. Selon une extrapolation de l’Administration fédérale des finances, il faut s’attendre, en 2017, à un excédent de 500 millions de francs, alors qu’un déficit de 250 millions était prévu.


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