04.02.2017, 00:01  

«Le public veut voir ce que CC va encore inventer cette année»

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«Le public veut voir ce que CC va encore inventer cette année»

 03.02.2017, 23:36   «Le public veut voir ce que CC va encore inventer cette année»

YANN LAMBIEL Le Valaisan sera ce soir au gala du FC Sion. Toujours fidèle au poste.

A quelques heures du treizième gala du FC Sion, Yann Lambiel est au taquet. L’artiste sera de nouveau de la partie pour le fameux repas de soutien au club sédunois, au milieu de 7500 personnes. «J’y viens depuis dix ans, en ne ratant quasi aucune édition. C’est impossible de refuser cela à Christian Constantin.» Pour sa prestation 2017,...

A quelques heures du treizième gala du FC Sion, Yann Lambiel est au taquet. L’artiste sera de nouveau de la partie pour le fameux repas de soutien au club sédunois, au milieu de 7500 personnes. «J’y viens depuis dix ans, en ne ratant quasi aucune édition. C’est impossible de refuser cela à Christian Constantin.» Pour sa prestation 2017, l’humoriste va expliquer la politique valaisanne aux «non-Valaisans». Logique, puisque plus de la moitié de la salle est peuplée de spectateurs hors canton. «Les gens viennent de loin pour voir CC faire son show. C’est «the place to be». Voilà le secret de la manifestation: c’est l’endroit où il faut être! Encore plus en année d’élections.»

Un bon lieu de test pour la voix des politiciens

Le Valaisan évoquera donc sans doute les candidats au Conseil d’Etat. «C’est là que j’ai commencé à faire la voix de Maurice Tornay d’ailleurs», se souvient-il. Dès que l’artiste a prononcé les mots «Chers amis» avec l’accent du politicien orserain, la salle s’était esclaffée. «Du coup, je n’ai plus lâché cette voix.» Jusqu’à ce soir. «Ce sera la dernière fois que j’imiterai Tornay. J’ai commencé au gala et je finirai là.» Pour la suite, Yann Lambiel devra sans doute apprendre à imiter d’autres politiciens. «Je ne vais pas faire Darbellay. On lui a déjà assez tapé dessus cette année. Ce serait le coup de trop pour lui aïe, j’en ai parlé sans le vouloir.»

Yann Lambiel a des centaines de souvenirs liés au gala du FC Sion. Tout a commencé pour lui en 2007 après sa rencontre avec le président du club à «La soupe» sur la Première. «Cela a tout de suite passé avec lui. C’est un homme très à l’écoute, qui a plein d’idées et ne se pose pas dix mille questions avant de se lancer sur scène.» En 2009, Yann Lambiel se souvient être descendu en rappel du plafond du CERM sur les tables des convives. «J’étais juste attaché à un petit câble. Franchement, c’était un peu flippant.» C’est aussi au gala sédunois que le Valaisan a présenté son premier medley. Un véritable carton. Yann Lambiel avoue que, même dix ans après, c’est toujours un peu surprenant de se produire devant 7000 personnes. «Cela n’arrive jamais dans d’autres représentations.»

L’affluence n’a cependant pas toujours été aussi importante. Au début, seules quelques centaines de personnes y assistaient. «Des artistes comme Kavanagh ou Bigard attiraient les gens. Mais au fil du temps, Christian s’est mis en scène et a pris de plus en plus de place dans le spectacle», raconte Yann Lambiel.

«En invitant Giroud, il a créé un malaise»

Au point que les gens viennent davantage pour Constantin que pour les vedettes. «Le public veut voir ce qu’il va encore inventer cette année.» Et l’inspiration ne manque pas au président qui a des idées à revendre. «Parfois, je le recadre un peu, mais je ne suis pas son metteur en scène. En même temps, cela reste sa soirée: il fait comme il veut.» Pour Yann Lambiel, CC se laisse parfois déborder par son enthousiasme. «En invitant Giroud ou Freysinger sur scène, il a créé un malaise dans la salle.»

Quant aux caprices de stars, difficile d’avoir des infos à ce sujet. En coulisses, les artistes se rencontrent finalement peu. «On fait le show et après, on rejoint nos tables respectives.» Tout juste sait-il que Michel Leeb a joué un peu à la star. «CC m’avait dit: «Il est pas Valaisan; il est pas comme nous. Il comprend pas le style de la maison. Faut laisser», note Yann Lambiel en empruntant l’accent du président du club. Christian Constantin aura réussi le coup de force de faire de cette soirée un événement «festif et non guindé. En cela, il est très fort!»


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